Toute l’équipe du Hub de l’emploi Qualita s’était donné rendez-vous, à l’Avraham Hostel, lieu branché de Tel Aviv, pour une journée décontractée de rencontres entre les olim francophones et les écoles de formation. Objectif : mieux appréhender sa nouvelle vie professionnelle en Israël.

L’ambiance était joyeuse au 21 de la rue Levontin à Tel Aviv. Elisa, Johanna, Tatiana, Esther, Guila, Reouven, Eliaou et toute l’équipe du Hub de l’emploi y accueillaient les francophones, souvent fraîchement installés dans leur nouveau pays,  venus se renseigner sur les opportunités professionnelles qui s’offrent à eux. Pas de propositions d’emploi, ici, mais des dizaines de stands proposant une centaine de formations variées – dont certaines en français – accessibles au nouvel israélien.

Et l’initiative a sans conteste rencontré son public ! « Nous sommes ravis », se félicite Eliaou Zenou directeur du Hub : « Pour une première édition, c’est un succès ». Ils étaient ainsi quelque 200 curieux, en recherche d’informations, de formations spécifiques ou simplement en quête d’idées de reconversion professionnelle à s’être rendus sur place où 25 écoles les attendaient de pied ferme.

Danièle et Ariel sont venus à deux. Arrivés il y a deux ans en Israël, ils se sont, comme beaucoup de couples, répartis la tâche : pendant que Danièle, déléguée médicale en France, suivait contentieusement un oulpan à tel Aviv et se formait au coaching sportif, qu’elle rêvait depuis des années d’exercer, son mari Ariel continuait les allers retours en France où il possède un restaurant charcuterie. Objectif, permettre à la famille de fonctionner financièrement le temps que les choses se mettent en place. Mais aujourd’hui, Ariel est là pour chercher, peut-être enfin, une reconversion professionnelle et vendre son établissement parisien…

Yoël, 31 ans, est, lui, venu « faire un tour » : « ça ne coûte rien, c’est dimanche ». Encore à l’heure française, donc, Yoël, directeur commercial à Marseille dans le domaine de la sécurité des réseaux télécom, se rend encore là-bas une semaine par mois. Le reste du temps, il gère à distance. Yoël espère bien sûr, à terme, s’installer véritablement ici : ouvrir une société de trading, ou de conseil et consulting ? Il ne sait pas encore mais la liberté est grisante. Il fait le tour des stands pour apprécier les formations proposées.

Pâtisserie, communication, formation en high tech, en trading, ou encore chauffeur de bus… Le choix est large. Sans compter les conseillers Qualita présents, qui reçoivent les candidats en tête à tête pour examiner leur diplôme français et les conseiller sur la voie à suivre ou les procédures de reconnaissances des diplômes français. C’est le cas de Dina, qui présente à Esther Blum, spécialiste de la question, ses diplômes juridiques traduits en hébreu. Mais pour elle, le chemin sera encore long….

Reuven Adam, qui reçoit les candidats improvisés, explique qu’en général, un olim nouvellement arrivé en Israël et qui ne maitrise pas l’hébreu doit passer par au moins deux oulpan, tout en trouvant un job alimentaire. Une année d’apprentissage du monde israélien pour pouvoir enfin se plonger dans le grand bain. Et un parcours du combattant qui sera, quoi qu’il arrive, formateur et passionnant.