La ville de Jérusalem attire un nombre croissant d’olim de France. Il faut dire que la municipalité manifeste de son côté aussi un grand intérêt pour cette population.

LPH a été à la rencontre de Pini Glinkewitz, le responsable du département de l’alya à la mairie de Jérusalem et de Liza Cohen, responsable projet alya de France, à leur retour du Salon de l’alya à Jérusalem organisé par la Mairie de Jérusalem en partenariat avec l’Agence Juive et qui a réuni plus de 1000 participants.

Le P’tit Hebdo: De quelle ampleur était ce salon?

Pini Glinkewitz: On comptait entre 45 et 50 stands dont huit de la mairie de Jérusalem: emploi, social, éducation, entreprenariat, intégration. Tous étaient là pour donner un maximum d’informations aux participants.

Lph: Qu’est-ce que le public est venu chercher dans ce salon?

Liza Cohen: Nous avons clairement senti que les gens s’intéressaient beaucoup à l’alya. Je pense que 90% des personnes avec lesquelles j’ai parlé, prévoient de faire leur alya dans les deux prochaines années. La majorité pensent s’installer à Jérusalem, d’autres hésitent encore et venaient explorer les options qui s’offrent à eux.

P.G.: C’était le second salon de ce genre que nous faisions en France. Mais cette fois, il y avait beaucoup plus de stands pour se renseigner sur une alya à Jérusalem. Le bitouah Leumi, le monde de l’entreprise, les écoles de toutes tendances, le Bné Akiva, MASSA, l’Oulpan Etsion, le ministère de l’intégration, les administrations publiques, beaucoup d’associations privées; tous sont venus exposer leurs actions, ce qu’ils réservent aux olim qui choisiront la capitale. L’objectif de ce salon était vraiment de montrer ce que la ville donne aux olim afin de les aider dans le choix de leur lieu d’installation.

Lph: Quel est le profil des olim de France qui choisissent Jérusalem?

P.G.: Nous remarquons que beaucoup de ceux qui choisissent Jérusalem sont des étudiants mais aussi de plus en plus de familles. Elles sont attirées par le large choix au niveau des écoles qui correspond à toutes les nuances possibles.

L.C.: Concernant l’alya de France, Netanya reste la destination préférée mais Jérusalem se dispute la deuxième place avec Tel Aviv. Une population jeune et diplômée s’installe beaucoup à Jérusalem.

Lph: Quels retours avez-vous eu de ce salon?

L.C.: Plus de 1000 personnes intéressées par Jérusalem sont venues. Elles ont pu recueillir des informations dans tous les domaines et ont été satisfaites. Ce type d’évènement permet de leur passer le message que la ville de Jérusalem leur ouvre ses portes et veut les aider dans leur intégration.

Lph: Pini, d’après vous quelle est la principale préoccupation des personnes que vous avez rencontré au regard de l’alya?

P.G.: Je pense que c’est la question de l’emploi. Pour cela la mairie a pris conscience du fait qu’elle doit développer toujours plus d’opportunités d’emploi sur Jérusalem mais aussi les adapter au public des olim. La ville est devenue un centre de biotechnologies, de hi-tech mais aussi dans les domaines médicaux, touristiques, et bien d’autres.

Parallèlement les ministères de l’intégration et des questions sur Jérusalem ont mis en place un programme pour encourager les olim, en particulier de France, à développer leur activité professionnelle à Jérusalem.

Et pour parfaire ce tableau, Jérusalem offre un bon niveau d’éducation pour les enfants, avec un grand choix d’écoles et du personnel éducatif très compétent. L’avenir est à Jérusalem!

Avraham Azoulay
http://www.lphinfo.com/faire-alya-a-jerusalem/