C’est après de longues négociations avec le Trésor public, que le député Oded Forer (Israël Beitenou) a réussi à faire passer une des plus grandes décisions budgétaires en faveur des Villes d’absorption d’Alya depuis la création de l’état d’Israël !

Jusqu’à présent des villes comme Hod Hasharon qui intégraient quelques immigrants (ou presque pas) dans les dernières décennies et dont l’indice du niveau socio-économique était très élevé, recevaient des millions simplement parce que l’Etat, à sa naissance, les avait définies comme ville d’absorption d’immigrants. Et, comble de l’absurde : des villes comme Netanya, qui intègrent des milliers d’immigrants et dont l’indice socio-économique est assez faible, ne recevaient rien car elles ne rentraient pas dans les critères de définition d’une ville d’intégration d’olim de l’époque. Définition qui n’avait pas été révisée depuis l’établissement de l’état d’Israël !

Dès 2017, les villes israéliennes ayant accueilli des immigrants ces 15 dernières années, recevront un budget d’Etat pour l’intégration de ces derniers, relatif au nombre d’olim qu’elle a intégré en son sein durant cette période. Sera également pris en compte la note du statut socio-économique de la municipalité concernée. A titre d’exemple : l’amendement adopté, stipule que les villes d’intégration de statut socio-économique de niveau 1 à 7 recevront 13% du fond des paiements d’impôts locaux (Arnona).

Parmi les villes qui bénéficieront de cet avantage : Safed, Rehovot, Rishon Le Zion, Jérusalem, Beersheba, Ashdod, Netanya…

Le député Oded Forer a déclaré à la fin du vote de la commission des finances que : «les municipalités réussiront enfin à donner à leurs résidents, ce qui leur est dû. Qui plus est, nous réussirons ainsi à encourager la Alya».

La ministre Sofa Landver, qui vit à Ashdod, a tenu a félicité cette décision prise conjointement avec les municipalités, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Alya et de l’intégration pour conclure un accord sur un budget logique, juste et réparateur pour les villes d’intégration. « C’est une des corrections des distorsions budgétaires des plus importantes pour les municipalités depuis la fondation de l’Etat d’Israël. » A-t-elle déclaré.